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La vie du village

Patrimoine

Le village

La commune s’étend sur 498 hectares. Dans l’antiquité, elle portait le nom de Lupi Domus, « le dôme du loup » qui fut transformé en Lormaison.

A cette époque, le village était traversé par l’ancienne voie romaine, « le chemin de la reine blanche », qui reliait Pontoise à Beauvais. Une place forte fut érigée au 13ème siècle par Hugues de Lormaison, évêque de Beauvais.

Vers 1589, le château était occupé par les Ligueurs catholiques opposés au Protestantisme. Il fut détruit par François de la Noue dit « Bras de fer », capitaine Huguenot d’Henri IV.

Jusqu’au 19ème siècle le village prospéra grâce à l’industrie de la tabletterie.

Pour l’anecdote, Lormaison capitale des vieux souliers

Dès le XVIIème siècle, et jusqu’au milieu du XIXème, Lormaison a compté de nombreux cordonniers parmi ses habitants. Une rapide recherche dans un site de généalogie bien connu, nous révèle ainsi plusieurs générations de famille ayant exercé ce métier, parfois pendant environ deux cents ans : les Bachelier, les Bastard, les Groux, les Rossignol, et tant d’autres encore… Le plus ancien cordonnier que l’on peut identifier est Antoine Groux, né vers 1623 et mort à Lormaison en 1711.

Dans la première moitié du XIXème siècle, l’industrie de la cordonnerie est florissante dans le village, au point d’être relatée par le premier préfet de l’Oise, Jacques Cambry, dans sa Description du département de l’Oise, publiée en 1803. Dans un ouvrage éducatif paru en 1852, Histoires instructives pour les enfants, un récit raconte l’activité peu commune des Lormaisonnais et surnomme notre village « la capitale des vieux souliers ». Enfin, dans son numéro du 15 octobre 1900, Le Magasin Pittoresque publie un autre article très détaillé sur le sujet, basé sur le témoignage de l’instituteur du village de l’époque. Voici une compilation de ces récits.

En 1835, Lormaison compte cent douze ménages, dont soixante-cinq de savetiers. Chaque mois, des habitants de Saint-Saulieu, une commune de la Somme, récoltent une grande quantité de vieilles chaussures, qu’ils vont chercher avec d’immenses charrettes, dans la région, mais aussi jusqu’en Normandie et en Bretagne. Contre les souliers hors d’usage que les paysans leur ont mis de côté, ils échangent des poteries, ou autres écuelles de terre, qu’ils ont retirées à crédit à Savignies, près de Beauvais, au début de leur périple.

A leur retour, les gens de Saint-Saulieu déposent le fruit de leur quête chez un marchand de vins de Villeneuve-les-Sablons. C’est là que les savetiers de Lormaison viennent acheter les vieux souliers, au prix moyen de 25 à 30 francs la centaine de chaussures. Le soir du marché, un dîner joyeux et bien arrosé clôture la journée.

Gardez le secret 😉 mais quelques Lormaisonnais, plus malins, vont aussi à Paris, au Temple, acheter les bâches de cuir usées des diligences, qui leur sont vendues pour une bouchée de pain.

Avec tout ce matériau, une grande partie de Lormaison se met alors à l’ouvrage. A partir de trois vieilles paires de souliers, et à grand renfort de clous, de pièces et de coutures, les savetiers de notre village fabriquent une nouvelle paire flambant neuve de galoches, pourvues de semelles de bois, et amoureusement cirées. Douze mille paires sont ainsi produites en hiver, et deux à trois mille durant l’été.

Puis, les Lormaisonnais vont par groupes aux marchés de la région, Beauvais, Pontoise, Beaumont-sur-Oise, Luzarches, Louvres, afin de vendre leurs galoches, au prix de 1,25 francs, voire jusqu’à 3,50 francs la paire, selon qu’il s’agit de chaussures pour les dames ou de chaussures montantes.

A l’époque, de nombreuses femmes du village sont aussi occupées à la confection des blondes, de la dentelle aux fuseaux destinée aux fabriques de Chantilly. Enfin, on trouve également quelques éventaillistes dans le village.

Puis, toute cette petite industrie disparaît progressivement dans la seconde partie du XIXème siècle, pour laisser place aux tabletiers puis aux boutonniers en nacre. Si en 1831, le recensement de Lormaison dénombre quarante-sept cordonniers et trente-sept dentellières pour cinq tabletiers, celui de 1881 dénombre en effet soixante-sept tabletiers pour huit cordonniers.

L’église de Lormaison

L’église Sainte-Marguerite

L’église de Lormaison n’était au début que la chapelle du château fortifié aujourd’hui disparu. La chapelle, dont il ne reste plus d’éléments visibles, datait du Moyen âge.

Le chœur de l’actuelle église a été construit au 15ème siècle et la nef au 16ème siècle.

Le clocher date de 1577 et a été rénové en 1777. Cette date est visible sur la tourelle extérieure qui mène au clocher.

Dans l’église, se trouve une dalle funéraire de Jacques Famin datant du début du 17ème siècle, classée à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques ainsi qu’une toile de l’Ecole Française du 16ème siècle : « L’Annonciation ».

Cf : voir Histoire de « Lucien David – Curé de Lormaison » de Jean-Michel Miel

 

Sainte-Marguerite

Sainte-Marguerite est une vierge martyre du 4ème siècle. Née à Antioche, elle se convertit au christianisme et fait vœu de virginité. Elle refuse de renier sa foi et de céder aux avances du préfet Olybrius qui voulait la prendre pour femme. Elle fût martyrisée puis envoyée au cachot.

Selon la légende, elle aurait été avalée par un monstre qu’elle transperça au moyen d’une croix. Son martyre se poursuivit jusqu’à sa décapitation. Elle est la sainte patronne des femmes enceintes.

Mairie de Lormaison

La mairie.

L’actuelle mairie appelée « le château » a été érigée en 1800 par un riche commerçant en cotonnade et a été achetée en 1974 par le conseil municipal de l’époque.

Le fronton en pierre, situé dans le parc de la maire à l’angle de la résidence du château et de la rue de Gournay, était installé sur l’ancienne mairie qui se trouvait à la place de l’actuelle classe de CM2 à l’école élémentaire rue de Gournay.

Lormaison pratique

Etat civil, couple, enfant, papier d’identité, Ecoles et centre de loisirs (ALSH), logement…

Au quotidien

Petite enfance, les écoles, centre de Loisirs, les jeunes de 16 à 25 ans, les seniors de 60 ans et plus…

La vie du village

Salle des fêtes, animations, associations, culture, sports et loisirs, commerce…

La vie municipale

Vie municipale, conseil municipal des jeunes, parlons ensemble, enquête public

Infos mairie

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La mairie
26 rue de Gournay
60110 Lormaison

Tél. : 03.44.52.10.90
Email : lormaison.mairie@wanadoo.fr

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